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Echos
Les restaurants d'affaires de Palo Alto affichent à nouveau complet. Les firmes de capital-risque reçoivent encore plus de « business plans » qu'auparavant, de plus en plus farfelus. Quelques signes, parmi beaucoup d'autres, que l'on renoue dans la région avec un activisme pas si lointain.

Pour les observateurs, les choses sont claires.
« Nous refaisons à nouveau les mêmes erreurs qu'avant l'an 2000 : les «business plans» des start-up misent à nouveau sur l'audience et non pas sur le chiffre d'affaires ou la rentabilité », confirme Aaron Kessler, analyste de Piper Jaffray. Pour beaucoup, l'origine de l'effervescence actuelle est à rechercher dans la frénésie d'achat qui agite les grandes firmes technologiques. Le mouvement a été lancé par l'acquisition de Skype par eBay en 2005 pour 2,6 milliards de dollars, un chiffre que l'acquéreur estime aujourd'hui beaucoup trop élevé. Il s'est poursuivi avec l'achat, l'année suivante, de YouTube par Google pour 1,6 milliard puis par celui de MySpace par News Corp., aQuantive par Microsoft, DoubleClick par Google, etc. Dernier épisode en date, qui accentue encore l'impression d'irrationalité : les 1,6 % de Facebook acquis par Microsoft pour 240 millions de dollars et qui valorisent la start-up californienne à plus de 100 fois son chiffre d'affaires prévisionnel cette année.