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Les PME romandes misent sur Internet - 26.06.2004

Plusieurs entreprises témoignet à Sierre de leur expérience du e-commerce.
Le Temps / G. Guichard /

 

Les PME romandes misent sur Internet
 
Grâce au média Internet, nous avons décroché deux contrats en Polynésie française pour une valeur totale de 800 000 euros", se réjouit Emmanuel Bonvin, directeur de Membratec, une PME valaisanne spécialisée dans le filtrage d'eau de surface. Elle a investi près de 11 000 francs dans la création et le référencement de son site.
 
"Sur Internet, il y a un public qui vous cherche, à vous de vous rendre trouvable parmi des milliards de pages", explique Emmanuel Ziehli, fondateur de conchita.ch, spécialiste du référencement sur le Web, basé à Sierre. Il organisait, vendredi 25 juin, une rencontre sur la Toile et les PME au TECHNO-pôle de Sierre.
 
L'enjeu pour une entreprise est de figurer sur la première page de résultat des sites de recherche (Google ou Yahoo). "Nous effectuons une étude de marché sur Internet, nous identifions les mots-clefs cruciaux pour la PME", décrit David Sadigh, directeur associé à IC-Agency, une société genevoise de conseil en e-marketing.
 
Le référencement s'effectue par mots-clefs. Ils permettent de drainer du trafic qualifié. rcforexonline.com, société de trading en ligne, a "acheté" les mots-clefs "forex trading" et "spread" sur Yahoo, au prix de 20 francs par clic. En deux semaines, trois clients ont ouvert un compte d'un montant moyen de 10 000 dollars.
 
 
Barrières croissantes

Internet permet donc à des PME d'élargir leur marché. A l'image de swissknife.com, créé en 1998, qui propose à la vente des couteaux suisses. "Le commerce par Internet représente 20 à 30 % de notre chiffre d'affaires", précise Jacques Arrigo, patron de Couttellerie du Petit Chêne (basé à Lausanne) et Edishop. Septante pour cent de sa clientèle sur la Toile est anglo-saxonne. Il vend 10 à 20 articles par jour.
 
Pourtant, "Internet représente aussi un risque pour les PME innovantes: elles peuvent facilement être copiées, puis dépassées par des entreprises qui ont plus de moyens, avertit Davis Dadigh. L'époque du jeune étudiant qui fonde sa start-up est révolue. Les barrières à l'entrée augmentent à l'image de la hausses du prix des mots-clefs". Le Web doit donc faire partie de la stratégie de l'entreprise, et non pas être une simple vitrine, conseille l'expert.