«C'est en quelque sorte la fin de l'espoir du tout informatique». La réflexion émane de Michel Pannatier, directeur de Vulcain, une société gérant la pépinière d’entreprises au Technopôle de Sierre. Et depuis trois ans, les sautes d'humeur de la conjoncture engendrent des faillites et des restructurations dans le secteur. Rappelez-vous, il y a près d’une année: eMonkey, start-up basée au Technopôle, mettait la clef sous le paillasson. Cette petite société, composée d'une dizaine de collaborateurs, était spécialisée dans «l'automatisation des achats». En d'autres termes, elle permettait à des PME de faire toutes sortes de commandes (achat de matériel de bureau, d'eau minérale, de café...) via internet en réduisant ainsi les lourdeurs et les coûts administratifs. Une idée de services somme toute originale... Cependant, «suite au 11 septembre, les projets technologiques ont été reportés et les actionnaires n'ont pas voulu réinjecter de l'argent dans la société», explique Sue Putallaz, ex-directrice générale de eMonkey. Ces raisons sont confirmées par Michel Pannatier, directeur de Vulcain ayant hébergé cette start-up: «A partir de l'automne 2001, les contrats en cours de négociation ont mis du temps à être signés et les liquidités n'ont plus suffi...». Pour Emmanuel Ziehli, directeur de «[conchita.ch]», jeune entreprise née en même temps que eMonkey, «les gens n'étaient pas prêts à effectuer des achats par le biais d'internet; ils préféraient prendre du temps pour voir le vendeur, échanger un sourire… le marché ne répondait pas aux services proposés pas eMonkey». En bref, le concept avant-gardiste de cette société n'a malheureusement pas eu le succès escompté. Il y a un mois, une autre ombre au tableau est à relever. Icare Services, entreprise active dans le développement de logiciels, décide de se séparer d'une douzaine de ses collaborateurs pour «résister à la crise et se fortifier en attendant que le marché sorte de sa léthargie actuelle».
La réussite existe
Dans ce climat de relative instabilité, y a-t-il des entreprises qui tirent leur épingle du jeu? [conchita.ch], par exemple, peut faire figure de bon élève. Cette société, spécialisée dans la mise à jour, la traduction et le référencement de sites internet (ndlr: présence d'un site dans un moteur de recherche), va souffler ses trois bougies, un bel âge pour une start-up. Son responsable affiche un optimisme certain; il explique cette situation par une gestion de l'entreprise qui se différencie d'autres start-ups: «D'autres responsables de jeunes entreprises engagent peut-être un nombre trop élevé de collaborateurs fixes. Je n'adopte pas vraiment la même politique: j'emploie quatre personnes fixes à 100% et lorsqu'un gros mandat se présente je mobilise un réseau de quinze indépendants. En fait, je monte les voiles lorsqu'il y a du vent et je les baisse quand la mer est calme». Bref, longtemps à l’abri, les informaticiens souffrent aujourd’hui de la précarité de l’emploi.
Emmanuel Ziehli ajoute que le bénéfice de l'entreprise est plutôt positif, compte tenu de la conjoncture actuelle. Bénéficiant d'assez gros clients, [conchita.ch], présente déjà à Genève, envisage d'ouvrir un nouveau bureau sur l'arc lémanique, tout en maintenant son centre décisionnel à Sierre.
Michel Pannatier pour sa part ne souhaite pas peindre le diable sur la muraille. D'après lui de nouveaux projets existent, notamment dans le développement du matériel hardware , et ceci au détriment de concepts liés à internet: «Aujourd'hui, si vous développez un service internet, personne ne va vous croire, vous n'allez pas trouver de clients ni de financements». Un simple clic ne suffit plus…
Vulcain contre vents et marées
L.P – Malgré un contexte économique relativement morose, la société Vulcain tente de donner le feu vert à des idées prometteuses.
Créée en 2000 et dirigée par Michel Pannatier, l'entreprise permet à des jeunes managers en herbe de concrétiser leurs projets dans le domaine des technologies de l'information. OnlineTies.com est une de ces start-ups prises en charge par Vulcain. Elle se distingue des autres car elle est entièrement gérée par des étudiants de la filière informatique et économie de la HEVs. La vente de cravates constitue le cœur de l'activité de onlineTies.com. Elle propose des produits à des prix attractifs et souvent griffés par des couturiers prestigieux.
En tenant les rênes d'une entreprise, les étudiants ont ainsi l'opportunité de confronter leurs connaissances avec la réalité du monde des affaires. Emmanuel Ziehli, responsable de conchita.ch, a également bénéficié du soutien de Vulcain. D'après lui, les prestations offertes par cette société ne peuvent être que favorables, et ceci pour «dynamiser» l'économie valaisanne. A noter que la société s'occupe des start-ups entre 12 et 24 mois avant de les laisser voler de leurs propres ailes. Mis à part les connexions internet et téléphoniques, les prestations proposées par Vulcain sont gratuites.
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Création du site internet du Patrimoine de Vex
31.01.2012
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Création du site internet de la Commune de Vex
30.01.2012
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